ségolène garnier










Projet Barrière de corail 



titre provisoire

présenté au mini XUL, 108, Orléans, 2025, avec La Labomedia.

installation avec Pauline Daucin




Le projet « Barrière de corail » est une recherche autour des éponges, des cnidaires –

anémones, coraux – et algues qui constituent les récifs coralliens aujourd’hui menacés par les activités humaines – pollution de l’eau, surpêche, tourisme, réchauffement climatique… Exemples par excellence de symbiose inter espèces et d’interdépendance durable, les coraux nous montrent d’autres façons d’être au monde. Alors qu’ils peuplent 0,1 % de la surface océanique, ils conservent 1/4 de la biodiversité marine. Le projet est pensé certes comme un cri d’alerte, mais il cherche aussi à montrer les coraux dans leur beauté, leur diversité et leur complexité.

Conçu en plusieurs étapes, le projet interdisciplinaire cherche à donner la parole aux

coraux, entre science et fiction, pour réveiller les consciences. Il s’inspire du travail collaboratif mené outre-atlantique par Margaret et Christine Wertheim : Crochet Coral Reef. Ici, l’objectif est la création de costumes hybrides en 3D recouverts de coraux crochetés. Les costumes seront portés lors de performances donnant la parole aux coraux. Ils pourront aussi être exposés dans différents lieux – espace muséal ou autres : médiathèques, écoles, espaces associatifs, foyer de vie, ehpad, milieu rural et urbain etc. - avec des éléments documentant le processus créatif et transmettant les données scientifiques autour des cnidaires et de leur écosystème.

Le projet est construit sur une démarche écoresponsable, utilisant matériaux de récupération, laine locale ou d’origine française et teintures naturelles. Une attention particulière au compostage et à la réduction de consommation d’eau, souvent importante dans cette pratique par l’utilisation d’eau de pluie, le réemploie des bains de teinture et un rinçage moindre. Il se développe au sein de l’atelier Low tech de La Labomédia (au 108 rue de Bourgogne à Orléans).




Costume Barrière de corail, Pauline Daucin

dessin à l’aquarelle sur papier, 2025





Récif corallien, avec Pauline Daucin

volumes au crochet avec les laines teintes en teinture végétale, avec les plantes semées, cueillies et séchées

chez Corine Pu (maraichère bio) à Ouvrouer-les-Champs, 2025





Planches botaniques de garance et de Cosmos,SG

reliées aux pelotes de laine aux nuances de rouges rose et d'oranges obtenues en teinture naturelle avec les plantes décrites, 2025

 




Planches botaniques de Réséda et d'indigotier des teinturiers, SG, 2025

reliées aux pelotes de laine aux nuances de jaunes et bleus obtenues en teinture naturelle et verts obtenus en teinture au réséda sur pied d'indigo, 2025



RVB, rétro-futurisme


  

À l'invitation   de Philippe Coudert pour HTD 2023









Mesh #1 et #2


exposition Mix'art-Myrys, Toulouse, 2019





arborescence109, avec Léna Nikcevic                            Mesh #2, Phytocentrisme ?

fils de coton cousus et amidonnés, 2008                                 série d’une douzaine de dessin                                                                                                                                                                 encre à la plume sur papier, 2018






arborescence 109, avec Lena Nikcevick,

détail, fils de laine et coton cousus et amidonnés 2008







Mesh #2, Phytocentrisme ?,

détail, molécule de sang et de chlorophylle,

encre à la plume sur papier, 2018






Mesh #2, Phytocentrisme ?,

série d’une douzaine de dessins,

encre à la plume sur papier, 2018







Mesh #2, Phytocentrisme ?,

détail







Mesh #2, Phytocentrisme ?,

détail






Mesh #2, Phytocentrisme ?,

série d’une douzaine de dessins, 

encre à la plume sur papier, 2018



Une douzaine de dessins sont reliés les uns aux autres par les bords et se déploient dans une composition rhizomatique et fluide, comme l’encre et la couleur qui la composent.


Le dessin général se développe ainsi dans l’espace et forme tout un cheminement de couleurs qui évoluent de manière fluide du végétal , « un arbre avec tout plein de couleur dedans... » à l’arborescence du réseau artériel humain et inversement. On ne peut pas dire qu’il y ai un seul sens de lecture chacun peut choisir son chemin et circuler d’un dessin à l’autre. L’ensemble est associé à deux autres compositions autonomes représentant les molécules d’hémoglobine et de chlorophylle. Elles donnent à voir la proximité structurelle de ces deux fluides vitaux du monde végétal et animal, dont les liens entre carbone, azote et oxygène dessine la même structure autour d’une molécule de magnésium pour la chlorophylle et de fer pour le sang. Une manière de questionner nos liens inter-espèces ou inter-règne.


«...un arbre avec tout plein de couleurs dedans ...» évoque la lecture d’un texte de Annie Dillard

Pèlerinage à Tinker Creek. d’une petite fille qui recouvrant la vue après une opération miraculeuse retrouve une perception visuelle amplifiée et dis en regardant un arbre que ce qui la surprend le plus c’est que les arbres lui apparaissent « avec tout plein de couleurs dedans » comme si une partie de la vie invisible de l’arbre lui était révélée.


C’est en découvrant différentes critiques de l’anthropocentrisme que le phytocentrisme m’est apparu comme une approche salutaire. Mais comme tous les -ismes demandent à être questionné et resté ainsi ouvert.









Mesh #3 Écotone LLQSD (La Loire qui se défend),

volume 3d + un dessin (50x70cm),

laine, paraffine, 2019






Mesh #3 Écotone LLQSD,

volume 3d + un dessin (50x70cm),

laine, paraffine, 2019






Mesh #3 Écotone LLQSD (La Loire qui se défend),

volume 3d + un dessin (50x70cm),

laine, paraffine, 2019






Mesh #3 Écotone LLQSD,

volume 3d + un dessin (50x70cm),

laine, paraffine, 2019






Mesh #3 Écotone LLQSD,

volume 3d + un dessin (50x70cm),

laine, paraffine, 2019






Mesh #1,

série d’une trentaine de dessins

encre à la plume sur papier, 2017-19


La série Mesh#1 se compose d’une multitude de petits formats dont certains s’associent pour former de vastes compositions. Dans ces dessins à la plume, la couleur évolue de manière fluide en un fin réseau de formes géométriques simples : cercles, carrés, triangles.

Les extensions et rétractions de ces trames évoquent des maillages 3D. L’ensemble constitue un

bestiaire de figures hybrides associant formes animales, végétales et minérales, évoquant les liens interespèces.

Tout un petit monde à la fois enfantin et inquiétant se compose selon les fluctuations

des mailles et des couleurs qui font émerger des figures mouvantes. La composition en série offre

au spectateur la possibilité de créer ses propres liens entre les figures et d’y construire des

narrations ouvertes.






Mesh #4 habitats fragmentés,

laine, paraffine et encre à la plume sur papier, 2019






Mesh #4 habitats fragmentés,

laine, paraffine et encre à la plume sur papier, 2019







Mesh #1,

série d’une trentaine de dessins

encre à la plume sur papier, 2018-19






Mesh#1 et #2


exposition collective À lier, Labomédia,

collégiale Saint Pierre-le-Puellier, Orléans, 2018




Mesh #1, série d’une trentaine de petits formats qui composent une communauté de figures hybrides

encre à la plume sur papier, 2018-19






Mesh #2, Phytocentrisme ?,

série d’une douzaine de dessins,

encre à la plume sur papier, 2018



Mesh #2, Phytocentrisme ?,                                       arborescence 109, avec Lena Nikcevick,

                                                                                                       fils de laine et coton cousus et amidonnés 2008